Gazette et revue de presse

La Laiterie à Lille

Publié le 21/03/2010 par Deedee

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Samedi 30 janvier, 11 heures. J’ai rendez-vous à la Laiterie, restaurant étoilé de la banlieue de Lille. Aux commandes de l’établissement depuis plus de 7 ans, Benoît Bernard. Un chef qui a longtemps bourlingué avant de revenir dans son nord natal.

On m’a prévenue : l’homme n’est pas commode. Deux mètres de haut, une carrure qui ferait pâlir un demi de mêlée et une dread ramenée en chignon sur son crâne rasé, celui qui m’écrase les phalanges en guise de bienvenue est, il est vrai, impressionnant.

« Ah, vous venez de Paris, cette ville de cons ! Vous pouvez l’écrire, j’assume totalement. Tiens, rajoutez « gros » devant « cons », ce sera plus exact »

« Le viking », donne le ton… je sens qu’on va bien s’amuser !

J’entreprends malgré tout d’en savoir un peu plus sur sa cuisine, ses influences, les raisons pour lesquelles il a décidé de participer au défi St Morêt.  L’homme s’anime.

Il m’apprend que sa cuisine est directe et spontanée, comme ses clients qui sont à 90% des habitants de la région, et qu’à La Laiterie, il cherche avant tout à créer « une ambiance ». Formule gagnante puisqu’elle séduit une bonne centaine de personnes chaque jour.

De ses nombreux voyages, Benoît Bernard est revenu riche non pas de savoir-faire ou de recettes, mais d’échanges, de rencontres, de générosité. Une générosité qui trouve aujourd’hui un écho certain dans sa cuisine.

A travers ses mots, je découvre que la fraicheur est ici une religion. Provenance des aliments, sélection méticuleuse de fruits et légumes de saison, rien n’est laissé au hasard.

Et c’est parce que sa cuisine s’en réclame qu’avec son équipe de 22 personnes, Benoit Bernard a accepté de participer à l’opération St Morêt. « Les gens en ont marre de l’hiver. Comme eux, on a envie de printemps. Alors pourquoi pas St Morêt ».

Il ne me reste plus qu’à découvrir ce que le viking nous a concocté à cette occasion.

Je me dirige vers une petite pièce aux allures cosy sous l’œil goguenard de Titoï, le chien-ours aussi impressionnant que son maitre. « ça veut dire branleur en tahitien » m’annonce le chef, avec une pointe de fierté qui en dit long sur son coté provoc. Une grand gueule qui m’attendrirait presque…  à plus forte raison quand j’aurais goûté à la finesse aussi exquise qu’inattendue de ses petits plats !

A propos de l'auteur

Deedee

Deedee

Quand elle avait 4 ans, Delphine Desneiges voulait être ambulancière. Ou écrivain. Fraichement diplômée du CELSA et de Sciences-Po en 2005, ses premières amours la mènent finalement à ouvrir son blog, un carnet féminin et parisien qu’elle s’efforce de rendre léger sans être inconséquent. En 2007, Cosmopolitan la remarque grâce au succès de son blog et lui propose le poste de responsable éditoriale Web qu'elle occupe actuellement.

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