Au coin de la rue est un restaurant situé 2 rue Pargaminières à Toulouse, à proximité de la place Saint Pierre, haut lieu de la vie nocturne estudiantine locale. A la carte une cuisine de bistrot, basée sur les produits du sud ouest, teintée d’une touche de créativité. On trouve par exemple à la carte un camembert rôti aux figues, un magret de canard au miel ou un bar au romarin. La clientèle est principalement une clientèle de quartier, d’habitués. Le restaurant est ouvert tous les jours, même le dimanche et comporte 2 salles et une terrasse.

Les propriétaires, Karine et Oliver Satragno ont un parcours assez atypique puisque tous les deux sont professeurs, lui d’économie, elle de français. C’est quand ils se sont rencontrés qu’ils ont souhaité entreprendre. Jeunes et pleins d’ambition, ils possèdent déjà plusieurs établissements à Toulouse.
Ils ont confié la responsabilité de la cuisine à Amandine Labatut, une jeune chef de 26 ans. Elle propose chaque jour, en fonction du marché, 2 entrées, 3 plats du jour (dont un poisson) et 1 dessert. La formule entrée plat dessert est à 13 euros, entré plat ou plat dessert à 11€ et le plat du jour (plat unique) ) 8€.
Amandine, originaire de l’Ariège a fait l’école hôtelière de Saint Girons, puis s’est spécialisée dans celle de Mazamet dans le travail du sucre, la pâtisserie et la chocolaterie. Passionnée de cuisine depuis son enfance, formée au bien manger par sa grand-mère, elle s’est formée dans différents établissements, du simple bistrot à l’étoilé, de la France au Royaume Uni pour revenir poser ses valises, ici, à Toulouse. Je lui ai posé quelques questions :
Amandine, il est rare que l’on voit des femmes en cuisine, est-ce que votre période d’apprentissage a été difficile ?
Oui, le métier est très dur. On est tout le temps debout, dans la chaleur, les odeurs. La période du coup de feu est plutôt courte mais intense.
Quel est votre cuisine préférée ?
Mon rêve serait de tenir un restaurant où je préparerais des recettes de grands-mères mais revisitées.
La cuisine moléculaire n’est pas votre tasse de thé ?
Non, pas du tout. Ce n’est pas autour de ces tables que l’on rit, que l’on partage de vrais sentiments, que l’on vit ! Je ne vois pas la cuisine comme cela. Alors que je travaillais à l’auberge d’Audressein en Ariège, le chef m’a transmis des valeurs que je partage. Il disait que l’agriculteur récoltait les plantes, que l’éleveur élevait les animaux, et que nous, cuisiniers, étions les derniers poètes de la vie, les derniers à toucher le produit avant qu’il ne soit consommé. Il considérait les cuisiniers comme des artistes et des poètes.
Où puisez-vous votre inspiration ?
J’ai une immense bibliothèque culinaire.
Quels sont vos trois livres de cuisine préférés ?
Pour les basiques, cuisine de référence de Michel Maincent ; Pour la pâtisserie le Gouffé : Il vient juste d’être réédité. La première édition date du début du 19è siècle. Et ma bible, c’est le guide culinaire d’Escoffier.
Comment avez-vous créé les recettes St Môret ?
J’ai revisité des plats existants de notre carte. J’ai réalisé des fajitas. Habituellement je les prépare à base de mascarpone, mais là j’ai choisi de les tartiner de St Môret et d’y ajouter des lamelles de saumon fumé et des dés de tomates. En dessert, j’ai revisité notre cheesecake. Je le réalisais habituellement à base de lait concentré et de jus de citron, et là je l’ai retravaillé avec le Saint Môret.
Vous me donnerez la recette ?
Oui, promis !
Merci beaucoup Amandine !
Au coin de la rue
Ouvert tous les jours de 10h à minuit
2 rue Pargaminières
31000 Toulouse
tél : 05 61 21 99 45
Site internet : www.coindelarue.fr









